Ariégeois depuis 55 ans, Guy Mollard fait éclater dans ses œuvres les couleurs intenses de sa Méditerranée natale.

Après une passionnante vie professionnelle où esthétique et créativité ont toujours été au premier plan, l’envie de peindre refait surface:
 

« Avec l’âge la peinture est devenue
une envie irrépressible
éloignant tout autre préoccupation »

 

Ses tableaux font une place primordiale à la couleur, l’impression prime sur le dessin. C’est à travers ce riche monde chromatique qu’ils invitent l’observateur à les suivre dans un voyage ayant pour seul maître à bord l’imagination.

 

Quelques réflexions sur la peinture
 

                         L’art consiste pour l’artiste à communiquer, même inconsciemment, certains aspects de lui-même jusque là considérés comme relevant de l’intime. Peindre, c’est une spontanéité dirigée par l’inconscient.
 
                         Après Lacan, le psychiatre français Serge Tisseron a qualifié ce processus d’extimité par opposition à l’intimité. Ex-timité comprend ex-térieur. Il s’agit comme l’écrit Stephan Zweig dans Les mystères de la création artistique, de «faire passer de l’intérieur à l’extérieur, une vision intérieure».

Mais cela ne suffit pas à la complétion de l’œuvre, il manque la participation de l’observateur, de vous qui regardez mes tableaux.
 

                          L’écrivaine américaine, romancière et féministe Susan Sontag a écrit dans un merveilleux livre intitulé Regarding the pain of others faisant référence à ses lecteurs: « Voici la surface (le livre ou la toile). A vous maintenant d’accueillir votre réflexion, votre sensibilité, votre intuition pour trouver ce qu’il y a au-delà».

                          C’est à vous de jouer maintenant, de continuer et d’approfondir l’introspection que l’abstrait favorise.

                           En effet, la contemplation des toiles ainsi que les associations de couleurs que j’apprécie au plus haut point dans mes tableaux, vont faire remonter à la surface vos souvenirs enfouis. Il suffit de se laisser aller devant la toile à la mélancolie, alors surgissent vos souvenirs, ces odeurs, ces sensations d’une précision bouleversante qui résonnent en vous.
 

                          J’ai toujours considéré que mes tableaux n’étaient pas finis tant qu’ils n’avaient pas rencontré le regard de celui qui les choisit. Tant qu’ils n’entrent pas en contact visuel avec ces bons contemplateurs, rares et encore plus ténébreux et singuliers que les bons peintres, pour paraphraser Borges.
 

                          J’aime qualifier mes peintures abstraites de "figuratives de l’âme" ou de l’inconscient, je suis en accord complet avec cette remarque de Stephan Zweig qui qualifie l’œuvre comme une image onirique que l’esprit du peintre a vue dans une forme parfaite, cette forme parfaite pour le moment n’est pas atteinte.
 

                           Si mon travail suscite une sensibilité, une curiosité, une envie de connaître alors je serai satisfait.

 

 

 

CONTACT

guy.mollard@hotmail.fr
Tel : 06 46 59 33 56

 

2018 © GUY MOLLARD